LA RECONNAISSANCE DU

HANDICAP

La loi du 11 février 2005 définit le handicap dans toute sa diversité et son article 2 stipule que « constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou trouble de santé invalidant ».

DES AIDES

FINANCIÈRES, HUMAINES ET TECHNIQUES

Au sein de chaque région, la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) a pour mission d’évaluer l’handicap ainsi que la mise en place d’aides humaine ou technique. Un taux d’incapacité peut être attribué dès le plus jeune âge ; il peut conduire au versement de l’Allocation spécifique d’éducation (AES) dont le montant diffère au regard du taux, ou de la prestation de compensation du handicap (PCH) comme chez les adultes lourdement handicapés. En fonction du handicap, une aide humaine spécifique peut être demandée : l’aide à la vie scolaire collective (AVSC) ou individuelle (AVSI). Il est recommandé, lorsqu’un taux est attribué, de procéder à son renouvellement six mois avant la fin de validité de l’aide afin de ne pas la suspendre. Les commissions des droits de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) statuent parfois différemment suivant les régions, même si le guide barème est national. L’existence de pathologies associées à la petite taille peut également faire varier le taux (problème de dos, marche difficile, poids, surdité…).

À l’âge où la personne entre dans le monde du travail, elle peut demander une reconnaissance de travailleur handicapé. Est considérée comme travailleur handicapé « toute personne dont les possibilités d’obtenir ou de conserver un emploi sont effectivement réduites par suite de l’altération d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales ou psychique ». Cette démarche doit être effectuée par la personne et non par l’employeur. La personne peut demander cette reconnaissance, l’obtenir, et choisir d’en informer ou non son employeur en fonction de ce qu’elle souhaite. Les entreprises ayant l’obligation d’embaucher 6% de travailleurs handicapés, cette reconnaissance peut éventuellement être un accélérateur à l’embauche. Chacun est cependant libre d’évaluer si elle lui est nécessaire ou pas.

RECONNAISSANCE

TRAVAILLEUR HANDICAPÉ